mardi 16 avril 2013

Manuvie élargit son produit d’épargne-retraite pour PME

 

11 avril 2013, www.conseiller.ca | La rédaction | Commenter

La Financière Manuvie a ajouté un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) à son produit d’épargne-retraite pour petites et moyennes entreprises.

Le RPDB se greffe au REER collectif, Étape vers l’avenir, et propose des options de placement, des outils d’information et des services en ligne, « avantages auxquels seules les grandes entreprises ont généralement accès » a souligné Manuvie.

« Au Canada, plus de 7,6 millions de Canadiens travaillant au sein d’une PME n’ont pas accès à un programme d’épargne-retraite au travail, affirme Sue Reibel, vice-présidente principale, Solutions Assurance et Retraite collectives.

« Avec sa nouvelle option, Étape vers l’avenir constitue un excellent choix pour les employeurs qui souhaitent aider leurs employés à épargner en vue de la retraite, sans le fardeau administratif associé à la gestion d’un régime complexe. »

Lancé en 2011, Étape vers l’avenir est un produit expressément conçu pour les PME.
Il s’agit d’un produit simple à mettre en place et à gérer qui permet entre autres d’administrer le régime et de verser des cotisations par voie électronique.

Grâce aux frais de gestion des placements peu élevés, ainsi qu’aux cotisations salariales pratiques qui leur procurent un avantage fiscal immédiat, les participants peuvent épargner davantage pour l’avenir, a ajouté Manuvie.

L’ajout d’un RPDB donne aux employeurs la possibilité de lier leurs cotisations à la rentabilité de l’entreprise et, périodiquement, de partager les bénéfices de l’entreprise avec les employés en cotisant au RPDB en leur nom.

lundi 8 avril 2013

Un régime d’avantages sociaux pour la génération Y

 

3 avril 2013 | Financière Sun Life | Commenter

La génération Y (ceux qui sont nés entre 1982 et 1999, selon plusieurs auteurs) constituent le segment en plus forte croissance parmi la population sur le marché du travail. Il s’agit d’une cohorte de gens travaillants, intelligents et avides d’obtenir du succès – bref, ils ont beaucoup à apporter. Mais la raison pour laquelle il importe de considérer la génération Y dans la stratégie d’avantages sociaux de vos clients est qu’elle aura une influence grandissante sur le marché de l’emploi dans les prochaines années, ne serait-ce qu’au regard de leur poids démographique.

Même si les Y ne comptent que pour un quart de la main-d’œuvre présentement, ils compteront pour 40 % d’ici 20201. Comme on le sait, avec la retraite des baby-boomers qui affectera le marché du travail, les employeurs devront se démener au cours de la prochaine décennie pour attirer les talents.
Les avantages sociaux collectifs sont un outil déterminant pour séduire et garder les employés talentueux, donc les employeurs qui font fi des besoins de la génération Y s’en trouveront inévitablement pénalisés. C’est pourquoi la Financière Sun Life, en partenariat avec Ipsos Reid, a mené une recherche approfondie pour mieux comprendre les employés de cette cohorte et savoir ce qu’ils recherchaient dans un régime collectif. Les résultats indiquent que les Y ont des préférences et des besoins importants auxquels les régimes traditionnels ne répondent pas.

La recherche a mis en lumière quatre domaines clés où il y a un besoin de changement :
1. Plus de souplesse et de contrôle
Les Y s’attendent à ce que les avantages sociaux reflètent leur diversité tout en reconnaissant leur individualité. L’approche unique, universelle, les frustre.
Près des trois quarts (70 %) des participants ont affirmé qu’ils préfèreraient un régime d’avantages sociaux souple à un régime traditionnel. De cette façon, ils pourraient choisir les avantages sociaux qui répondent à leurs propres besoins2.
Les employeurs devraient peut-être envisager des solutions complémentaires, comme les comptes d’épargne-santé et les comptes d’épargne personnelle, qui allouent des fonds aux employés afin qu’ils puissent faire à leur discrétion leurs dépenses en soins de santé.

2. Une plus grande commodité quant aux réclamations
Faire une réclamation à la main – c’est-à-dire remplir un formulaire et le mettre à la poste – est vu comme un « désagrément absurde ». Pour les Y, les réclamations en ligne qui procurent des résultats instantanés sont la norme de base. Sans surprise, ils sont friands des applications mobiles qui leur permettent de soumettre leurs réclamations et de gérer leurs avantages sociaux sur leur téléphone intelligent ou tablette électronique.

3. Des communications dans un langage clair et simple
La génération Y veut se faire parler de son régime en termes simples, concis et clairs, exempts de tout jargon. Elle veut aussi recevoir les communications de la façon dont elle le souhaite – c’est-à-dire par texto, courriel, sur les réseaux sociaux et par vidéo.

4. Plus d’options mieux-être, santé et mode de vie
Selon l’indice de mieux-être des Canadiens Sun Life (un sondage national sur les attitudes, les perceptions et les comportements des Canadiens quant à leur santé), ce sont les Y qui signalent les plus hauts taux de stress.
En fait, 90 % des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans affirment vivre des niveaux de stress excessifs ou insupportables et 80 % des 24-55 ans ont dit de même. En comparaison, c’est le cas de 51 % des 65 ans et plus3.
Bien que les employés de la génération Y comprennent la valeur des avantages sociaux de base, comme les soins médicaux, dentaires, ophtalmologiques et les médicaments sur ordonnance, la recherche a démontré qu’ils ont plus d’affinités avec les employeurs qui offrent des programmes visant à promouvoir un mode de vie sain. Cela inclut des avantages sociaux allant dans ce sens, comme une aide financière pour un abonnement à un centre sportif, des appareils de mise en forme sur les lieux de travail, des programmes d’alimentation saine et des remboursements pour les formations de croissance personnelle.

En conclusion
Ne pas tenir compte des besoins plus progressifs de la génération Y pourrait mener, avec le temps, à un écart significatif quant à la valeur perçue des régimes d’avantages sociaux. Cela pourrait par la suite désavantager les entreprises sur le plan concurrentiel. Les conseillers qui proposeront des solutions dès maintenant pour répondre aux besoins des Y fourniront une valeur ajoutée à leurs clients, qui seront ainsi en mesure d’attirer et de garder les employés de cette génération, et tirer parti de leur grand potentiel.
1 Selon le sondage 2011 sur la main-d’œuvre mené par Statistique Canada et le rapport de recherche « Les nouvelles tendances et leurs effets sur la Commission de la fonction publique et la Loi sur l’emploi dans la fonction publique », 2009.
2 Sondage de la Financière Sun Life sur les Canadiens dotés d’un régime collectif d’avantages sociaux
3 Indice de mieux-être des Canadiens Sun Life 2012

mercredi 6 mars 2013

Retraite : baisse du niveau de vie des travailleurs québécois

Près d’un travailleur québécois sur deux (46 %) verra son niveau de vie diminuer quand il prendra sa retraite, indique un sondage de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (OCRHA).
Les travailleurs les moins nantis, c’est-à-dire ceux dont le revenu familial est de 60 000 $ ou moins par année, seront le plus affectés. En effet, plus de 55 % de ces personnes ont dit qu’elles ne seront pas en mesure de maintenir leur niveau de vie une fois qu’elles auront quitté le marché du travail.
Le sondage révèle également que 35 % des travailleurs ne mettent pas un sou de côté en prévision de leur retraite. Cette statistique est encore plus inquiétante chez ceux dont le revenu familial annuel est de moins de 40 000 $ : 54 % affirment ne pas épargner en vue de leur retraite.

Régime de retraite d’employeur
Toutefois, un nouveau facteur pourrait encourager davantage de travailleurs à épargner. Près de 85 % des participants affirment qu’ils cotiseraient à un régime de retraite si leur employeur leur en offrait la possibilité. « Cela est de bon augure pour le projet des régimes volontaires d’épargne retraite (RVER) qui devrait renaître de ses cendres au cours du printemps », a commenté Florent Francoeur, président-directeur général de l’OCRHA.

Si une majorité de travailleurs entrevoient leur situation financière lors de leur retraite d’un œil plutôt pessimiste, les jeunes travailleurs âgés entre 18 à 34 ans sont les plus optimistes.

En effet, plus de 30 % d’entre eux considèrent qu’ils arriveront à maintenir leur niveau de vie quand le moment de la retraite sera venu. Ils sont d’ailleurs 60 % à indiquer qu’ils épargnent actuellement en vue de leur retraite. Quant à savoir s’ils participeraient à un régime de retraite offert par leur employeur, huit jeunes travailleurs sur dix affirment que oui.

source:
http://www.conseiller.ca/avantages/nouvelles/retraite-baisse-du-niveau-de-vie-des-travailleurs-quebecois-21134

Succession : l’ABC pour léguer sa PME

L’histoire d’un proche décédé sans testament revient régulièrement dans les conversations familiales, ponctuées d’anecdotes démontrant le difficile règlement de la succession en l’absence du précieux document. Que doit donc légalement faire de son vivant un entrepreneur d’ici pour assurer à son décès la pérennité de l’entreprise qu’il a bâtie à la sueur de son front?
 
Marie-Pier Cajolet, directrice principale, Fiducie et service conseil Gestion privée 1859 et Trust Banque Nationale, affirme que le testament notarié, le mandat en cas d’inaptitude, la convention entre actionnaires et le bilan patrimonial sont les meilleurs outils existants pour assurer une planification testamentaire optimale. « L’entrepreneur qui dispose de ces documents est sur la bonne voie pour transmettre son entreprise selon ses dernières volontés », confirme-t-elle, en soulignant cependant que ce n’est pas la majorité des bâtisseurs d’entreprises qui procèdent ainsi. Le coût d’une telle démarche, prohibitif, en serait-il la cause? Quelques notaires consultés affirment – sans vouloir trop se mouiller – qu’un dirigeant d’entreprise doit effectivement prévoir quelques milliers de dollars pour une planification testamentaire complète, selon la complexité du dossier.
 
LES OUTILS
Testament : il se veut évidemment la pierre angulaire du règlement d’une succession et le moyen le plus certain de transmettre son patrimoine. Dans le cas d’un entrepreneur à la tête d’une PME, des clauses additionnelles doivent être ajoutées à ce même testament. « Par exemple, le testateur pourrait léguer les actions de la société aux enfants qui désirent s’impliquer dans l’entreprise », confirme Mme Cajolet. « C’est le liquidateur désigné au testament qui devra faire le nécessaire pour vendre l’entreprise ou pour la transférer aux héritiers », complète Me Nancy Émond, de la Chambre des notaires du Québec.

Mandat en cas d’inaptitude : le mandant – l’entrepreneur, dans ce cas-ci – peut y désigner un mandataire qui prendra soin de lui dans l’éventualité d’un état d’inaptitude, et nommer également une seconde personne qualifiée pour gérer ladite PME lors de cette période. « L’entrepreneur peut aussi prévoir et exiger la vente de l’entreprise s’il devenait inapte », précise Mme Cajolet.
Convention entre actionnaires : ce document établit notamment les modalités du transfert des actions en cas de décès, de retraite, d’invalidité ou de maladie grave et aide à déterminer la valeur de ces mêmes valeurs mobilières au moment opportun. « Ce document s’impose lorsque les actionnaires souhaitent éviter que les actions avec droit de vote se retrouvent entre d’autres mains au moment du décès de l’un d’entre eux », mentionne Mme Cajolet.

Bilan patrimonial : au moment d’aborder la planification testamentaire d’un entrepreneur, et dans l’objectif de séparer l’actif personnel de l’actif d’entreprise, l’une des premières recommandations du notaire sera d’établir le bilan patrimonial du propriétaire-dirigeant. Selon le site internet de la Chambre des notaires, « cette liste a un double objectif : elle sert autant comme outil de référence lors de la planification testamentaire et successorale de l’entrepreneur qu’à guider ses proches en cas d’inaptitude ou de décès. » « Notre modèle inclut aussi les informations relatives aux nouvelles technologies, telles que les mots de passe du réseau social Facebook, du système de paiement PayPal et de la boutique iTunes, qui se doivent évidemment d’être annulés au moment du décès », explique Mme Cajolet.

Risques associés à une mauvaise planification testamentaire
« À défaut d’indications contraires, les actions mobilières détenues par l’entrepreneur au sein de sa société par actions entrent dans le résidu de la succession et seront dévolues selon ces mêmes conditions », met en garde Mme Cajolet. Cette situation ne reflète peut-être pas les souhaits du défunt, qui aurait peut-être préféré confier les rênes de son entreprise à une tierce personne. D’où l’importance de bien planifier la relève de son entreprise!
Le risque fiscal n’est pas à négliger non plus. Tout particulier est réputé avoir disposé de ses biens à leur juste valeur marchande immédiatement avant son décès, sauf dans certains cas bien précis. « Il est toutefois possible de réduire ou de reporter l’impôt résultant du décès, notamment si des membres de la famille assurent la continuité de l’entreprise, et de procurer aux proches l’argent nécessaire au paiement inévitable de la facture fiscale », expliquait Robert Tanguay dans un texte publié sur Conseiller.ca et basé sur la stratégie d’un gel successoral conjugué à une protection d’assurance vie.

Quand la fiscalité l’emporte sur les dernières volontés
« Toute entreprise devrait procéder à une qualification successorale », souligne Me Émond. C’est d’autant plus vrai que les notions de « fiscalité » et de « dernières volontés » cohabitent difficilement. Souvent, le premier aspect est optimisé au détriment du second. « Bien conseillés par des grandes firmes comptables, les héritiers vont payer le moins d’impôt possible. Par contre, le respect des dernières volontés du défunt laisse parfois à désirer », conclut Mme Cajolet.

Le mythe du « testament d’affaires » Contrairement à la croyance populaire, la notion de « testament d’affaires » n’existe pas au Québec. « Il s’agit d’une terminologie qui ne fait pas partie de notre jargon courant et qui est absente du Code civil du Québec », explique Marie-Pier Cajolet. Même son de cloche du côté de Me Nancy Émond. « Il s’agit possiblement d’une appellation typique de la common law, utilisée au Canada anglais et aux États-Unis. Au Québec, chose certaine, le terme testament d’affaires n’existe pas », confirme-t-elle.

L’importance de l’assurance d’associés L’assurance d’associés (partnership insurance) permet aux actionnaires de financer le rachat d’actions advenant le décès, la maladie grave ou l’invalidité de l’un des associés. « L’entreprise paie la prime d’une telle assurance et se retrouve donc bénéficiaire de la prestation accordée au décès – par exemple – de l’un ou l’autre des associés. Cette prestation permet à l’entreprise de racheter aux héritiers les actions détenues par le défunt, à la condition préalable que la convention d’actionnaires contienne une clause d’achat-vente obligeant les héritiers à revendre leurs actions à la société », explique Me Émond.
Source: 6 mars 2013 | Dominique Lamy/ www.conseillerPME.ca

vendredi 22 février 2013

Profiter des avantages d’un REER collectif

14 février 2011 | 13h28

Les participants d’un REER collectif peuvent profiter de taux collectifs avantageux et de faibles frais de gestion. 



Josée Jeffrey, D. Fisc. Pl.fin.
Votre employeur vous offre d’investir dans un REER collectif? Très intéressant, d’autant plus s’il participe en partie selon votre contribution. Les participants d’un REER collectif peuvent profiter de taux collectifs avantageux et de faibles frais de gestion.


Vos cotisations versées dans le REER collectif sont déductibles d'impôt et s'accumulent à l'abri de l'impôt. Celles-ci sont déduites directement sur votre chèque de paie permettant le retour d’impôt immédiat. Vous n’avez plus à attendre votre remboursement à la fin de l’année.

Les avantages de participer à un REER collectif sont nombreux. Vous déterminez vous-même le montant de votre cotisation et prenez vos décisions en matière de placement. Vous cotisez des sommes modestes et périodiques réduisant ainsi le risque d’investissement et profitant des variations du marché. Vous pouvez aussi faire des cotisations au nom de votre conjoint pour diminuer votre fardeau fiscal à la retraite.

Les sommes détenues dans un REER collectif sont facilement accessibles. Vous pouvez donc faire des retraits en tout temps. Ils s’ajouteront à vos revenus imposables de l’année.

Dans le but d’encourager l’épargne et surtout de fidéliser leurs employés, plusieurs employeurs offrent une cotisation équivalente à celle du participant. Profitez de cet avantage au lieu de cotiser directement à votre REER. N’hésitez pas à cotiser des sommes additionnelles pour profiter de tous ces avantages qu’un REER traditionnel ne permet pas.

Et un avantage certain : vous n’avez plus cette pression qu’éprouvent les épargnants souvent à la course pour cotiser des sommes forfaitaires à la fin du mois de février.

Josée Jeffrey, D. Fisc. Pl.fin. Source http://argent.canoe.ca/lca/reer/quebec/archives/2011/02/20110214-132820.html

lundi 18 février 2013

2013, année de transition et d'anémie économique


Les conditions économiques mondiales et américaines imposeront une croissance plus que modeste au Canada, tandis qu’elle sera anémique pour Montréal, estiment des économistes réunis vendredi pour faire le point sur les perspectives économiques pour l’année en cours.

Le vieillissement de la population, conjugué à la réduction des leviers d'endettement sont parmi les principaux freins à une reprise économique au Canada, ont expliqué les économistes François Dupuis, du Mouvement Desjardins et Laurent Martin, de l'Autorité des marchés financiers, qui répondaient à l'invitation de la Jeune Chambre de commerce de Montréal de discuter des perspectives économiques pour l'année en cours.

La fourchette de prévisions concernant la croissance canadienne va de 1,5 à moins de 2 %. Quant à la croissance montréalaise, personne ne l'envisage supérieure à 1,4 %.

À cet égard, tant François Desjardins que Laurent Martin estiment que les années de « croissance facile » de l'économie sont terminées, du moins pour l'avenir proche.

D'ailleurs, certains autres économistes, comme Benjamin Tal de la CIBC, estiment que « 2 % [de croissance], c'est le nouveau 3 % ».

En outre, le Mouvement Desjardins prévoit une rareté, voire une pénurie de main-d'œuvre a court terme au Québec. L'année 2013 est d'ailleurs la dernière où le nombre de travailleurs entrant sur le marché du travail est supérieur à ceux qui partent à la retraite. Cette tendance s'inversera dès l'an prochain.

Transition

L'économie mondiale vit présentement une période de transition vers des cycles plus réguliers. Cette transition est causée notamment « par la réglementation du système financier ».

En outre, pour pallier la morosité économique, « les banques centrales soutiennent l'économie réelle », a expliqué l'économiste en chef de Desjardins.

Pourtant, les entreprises continuent d'être particulièrement timides quant à leurs investissements, ce minerait la reprise.

C'est d'ailleurs pourquoi la Banque du Canada et son gouverneur, Mark Carney, ont dit souhaiter que les entreprises se remettent à investir, a expliqué Laurent Martin, qui occupe le tout nouveau poste de chef économiste aux affaires internationales et à la vigie stratégique à l'AMF.

Plutôt que de soutenir le prix de l'action, de les racheter ou d'augmenter les dividendes, les entreprises devraient réinvestir, ce qui favoriserait une meilleure reprise, a renchéri François Dupuis.

Quelques-uns des nuages qui planent sur l'économie québécoise sont pourtant en voie d'être chassés, ont estimé les deux économistes. Ainsi, on prévoit une reprise des exportations américaines. Les États-Unis constituant le premier marché extérieur du Québec, François Dupuis dit déjà remarquer que les exportations de bois d'oeuvre affichent un regain.

source: Jean-François Parent . les affaires.com . 18-02-2013

jeudi 7 février 2013

De plus en plus important pour les entrepreneurs

Des stratégies pour éviter de perdre un employé clé

Publié le 09 janvier 2013 à 16h07 | Mis à jour le 09 janvier 2013 à 16h07

Un dirigeant d'une entreprise perd l'un de ses meilleurs employés au profit d'un concurrent. Afin de mieux comprendre les raisons de son départ, le patron fait appel à un spécialiste en ressources humaines.
Lors de la rencontre, le conseiller lui demande d'indiquer les autres joueurs essentiels qui travaillent au sein de son équipe. Le patron en identifie trois. «S'ils partent, je suis dans le trouble», confie-t-il.
Pourtant, le président de cette société montréalaise refuse obstinément de leur témoigner son appréciation. «Si je le fais, on va me demander une augmentation de salaire», croit l'homme d'affaires.
Cette anecdote, rapportée par Florent Francoeur, PDG de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, illustre bien la philosophie de certains entrepreneurs. Toutefois, en période de pénurie de personnel, la rétention de leurs meilleurs éléments demeure un enjeu fondamental.

«Au fil des ans, les sondages sont unanimes sur les raisons de départ des travailleurs. Le patron pense que son employé quitte pour des questions salariales. Pourtant, ses raisons concernent davantage l'absence de défis, un mauvais climat ou un manque de formation», explique M. Francoeur.
La reconnaissance envers le personnel est primordiale, selon lui. Cela peut se traduire par des gestes concrets comme la détermination d'objectifs clairs. «En début d'année, par exemple, les employés veulent toujours savoir où ils s'en vont.»
 
Connaître ses employés
Le conseiller en ressources humaines et associé chez Humania, David Lampron travaille avec des centaines de PME qui comptent entre 30 et 80 employés. Ses solutions aident les dirigeants à fidéliser leurs employés.
 
Lors de la première rencontre, il demande de procéder à une cartographie de l'équipe en place. «Cet exercice permet de bien connaître les employés. C'est important d'en savoir plus sur leurs motivations, leurs intérêts ou leur capacité de résistance au stress», énumère-t-il.
 
Plan de carrière
M. Lampron conseille d'implanter un plan de carrière pour chaque employé clé. Cela comprend le développement des compétences jumelées à une bonne rémunération.
Un meilleur encadrement permet d'atteindre aussi des résultats tangibles. «En engageant un bon superviseur, celui-ci donne des moyens à l'employé afin qu'il s'accomplisse et vise même le dépassement de soi.»
 
Donnez un sens au travail
Comment peut-on éviter le départ des meilleurs éléments de notre entreprise? «En appliquant des comportements qui donnent un sens à leur travail et à leur vie et en leur proposant de contribuer à la croissance de l'entreprise à long terme», suggère M. Lampron.
À l'heure actuelle, de plus en plus de PME proposent à leurs meilleurs employés de devenir partenaire dans l'entreprise. Les dirigeants offrent alors une rémunération basée sur les résultats généraux. «Cela est devenu une pratique incontournable en raison de la rareté de la main-d'oeuvre, la spécialisation des emplois et la compétition entre certaines entreprises.»
 
Les spécialistes en ressources humaines préconisent aussi de bien planifier le développement du personnel clé. Une discussion franche et honnête s'avère essentielle. «On demande s'ils sont intéressés par de nouveaux défis, une promotion ou l'ajout d'une formation», explique M. Francoeur.
L'erreur la plus courante est d'offrir un poste de contremaître à son meilleur technicien. Ce dernier n'est pas nécessairement intéressé à gravir les échelons. «On peut lui offrir d'ajouter d'autres cordes à son arc afin qu'il développe son potentiel», conseille M. Lampron.
 
La personne se démarque par son attitude positive, son sens des affaires, sa capacité de prendre des décisions et de déléguer. Au quotidien, la satisfaction de son client est au coeur de ses priorités. «Il sait bien communiquer, gérer ses priorités et faire preuve d'innovation», indique David Lampron. Il ne faut pas le confondre avec l'employé vedette qui possède une personnalité attachante. «Celui-ci est aimé de tous ses clients et de ses collègues. Toutefois, est-il vraiment efficace?», questionne M. Francoeur. L'employé clé a développé un sens du devoir, une expertise unique et de précieuses connaissances. Son apport est essentiel. «S'il part demain matin, il risque de mettre mon département en péril», illustre M. Francoeur.